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L’intercommunale ITRADEC
couvre une large zone de 23 communes. Ces communes comptent en tout quelque
470.000 habitants
qui produisent chaque année près de 230.000 tonnes de déchets
ménagers en tous genres.
Ces déchets sont collectés soit en porte à porte par des
opérateurs publics et privés ou amenés par les particuliers
dans
les parcs à conteneurs.
Les ordures ménagères :
93.500 tonnes/an d’ordures ménagères sont traitées par ITRADEC dans ses installations d’Havré.
Les autres déchets :
Les déchets verts provenant
des parcs à conteneurs ainsi que les encombrants provenant de la collecte
en porte à porte et
des parcs à conteneurs sont gérés « administrativement
» par ITRADEC.
Les intercommunales IDEA et ISPH assurent quant à elles, la collecte
de ces déchets ainsi que la gestion journalière
des parcs à conteneurs.
Les déchets d’emballage ou PMC ainsi que les papiers et cartons
provenant de la collecte sélective ou des parcs à conteneurs
sont gérés par la société FOST+.
L’intercommunale ITRADEC couvre une large zone de 23 communes.
Ces communes comptent en tout quelque 463.000 habitants qui produisent chaque
année près de 230.000 tonnes de déchets ménagers
en tous genres (soit environ 497 kg/an/habitant).
Ces déchets sont collectés soit en porte-à-porte par des
opérateurs publics et privés ou amenés par les particuliers
dans
les parcs à conteneurs.
Les ordures ménagères :
Sur l’ensemble des déchets ménagers produits dans la zone de Mons-Borinage/Centre, ITRADEC en gère 124.000 tonnes/an dont 76.500 sont traitées directement dans les installations d’Havré.
Les autres déchets :
Les déchets verts provenant
des parcs à conteneurs ainsi que les encombrants provenant de la collecte
en porte-à-porte et des parcs à conteneurs sont gérés
« commercialement » par ITRADEC.
Les intercommunales IDEA et ISPH assurent quant à elles, la collecte
de ces déchets ainsi que la gestion journalière des parcs à
conteneurs (les communes de La Louvière et Dour gèrent elles-mêmes
leurs parcs à conteneurs municipaux).
Les déchets d’emballage ou PMC ainsi que les papiers et cartons
provenant de la collecte sélective ou des parcs à conteneurs sont
gérés grâce à l'intervention financière de
l'ASBL FOST+.
L’Unité de biométhanisation
est une installation destinée à traiter spécifiquement
les déchets fermentescibles par un procédé biologique naturel
de dégradation anaérobie (fermentation).
Elle se compose notamment de deux tours de 27 mètres, d’un volume
de 3.800 m³ chacune; ces tours sont également appelées «digesteurs»
:
L’installation de biométhanisation
traite spécifiquement les matières fermentescibles par un procédé
biologique qui consiste à les transformer en gaz énergétique
et en compost.
Ces matières proviennent des déchets verts (tontes de pelouses,
tailles de haies…) et des déchets de cuisine (épluchures
et restes de fruits et de légumes, pain, viande, marc de café,
poisson,…).
Les déchets organiques sont injectés dans les digesteurs. Ils
y fermentent durant environ 3 semaines.
Le résidu solide qui résulte de la digestion
des déchets (environ 60% du tonnage traité) est transformé
en compost à l’issue d’une courte phase d’affinage.
Le gaz produit par la fermentation des déchets, le biogaz, est un gaz
naturel renouvelable qui contient principalement du méthane. Ce gaz est
transformé en électricité grâce à 4 moteurs
à gaz (d’une puissance électrique de 535 kW chacun), entraînant
des alternateurs. L’électricité est très partiellement
utilisée pour les besoins propres de l'Unité de biométhanisation.
Le surplus de production alimente prioritairement les autres équipements
d'Itradec (Centre de tri);
l ’excédent étant lui revendu sur le réseau de distribution,
principalement la nuit et le week-end.
Comment ça marche ?
Dans les digesteurs, de nombreux micro-organismes dégradent les déchets organiques en absence d’oxygène – c’est le système anaérobie.
4 phases de dégradation :
| 1. | Les bactéries hydrolytiques découpent les gros morceaux de matière en molécules plus simples; |
| 2. | Les bactéries acidogènes transforment ces molécules en alcools, acides (organiques et acétiques) et en hydrogène; |
| 3. | Les bactéries acétogènes reprennent les alcools et les acides organiques pour en faire de l’acide acétique; |
| 4. | Les bactéries méthanigènes : certaines d’entre elles produisent du méthane et du gaz carbonique à partir de l’acide acétique. Ces bactéries sont les plus grandes productrices de biogaz (70%), les autres font réagir le gaz carbonique et l’hydrogène pour former du méthane. |
Notre production :
L’Unité de biométhanisation traite 530 tonnes de déchets
organiques par semaine, soit 27.560 tonnes/an dans une tour.
La seconde tour sera affectée ultérieurement au traitement des
déchets organiques collectés sélectivement.
Production de compost :
290 tonnes de compost produites par
semaine.
(600 kg par tonne introduite de matière organique)
Production de biogaz (le biogaz est un "gaz naturel renouvelable") :
82.880 m³ de biogaz par semaine
Ce qui correspond à la « non utilisation » de 2.500 tonnes/an
de fuel
Production d’électricité :
275 KWh él/ tonne introduite
En net – déduction faite de la consommation des installations bio
- = 235 KWh él/ tonne introduite = 6.580 MWh él/an, ce qui correspond
à la consommation moyenne de 188
Les filières de valorisation pour le compost :
| 1. | La filière actuelle Digesteur I : le compost issu de la biométhanisation des déchets organiques extraits des sacs vrac est actuellement valorisé pour assurer la constitution de la couverture végétale dans le cadre des réhabilitations d'anciennes décharges ou pour la couverture journalière imposée par l'exploitation des CET. Il peut également servir à la réhabilitation de friches industrielles ou de terrils. |
| 2. | La future filière Digesteur II : le compost de qualité totale. Il sera issu de la biométhanisation des déchets verts et des déchets organiques collectés sélectivement. Ce compost de premier choix pourra être utilisé comme amendement de sols en agriculture ou en horticulture. |
Globalement, l’Unité de biométhanisation a une capacité de traitement de 60.000 tonnes par an de déchets organiques. Cette quantité de déchets permet la production de 20.000 tonnes de compost ainsi que 8.000 tonnes de biogaz, le reste étant de l’eau. Cette eau chargée est d'abord recyclée pour préparer les déchets fermentescibles destinés à la biométhanisation; les jus excédentaires sont traités en station d’épuration.